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LIVRE DE TRIERWEILER

L'expression des "sans-dents" engendre la révolte sur les réseaux sociaux

2 contributions

Publié le mercredi 03 septembre 2014 à 18H09

Plusieurs pages et groupes Facebook se sont ouverts au nom des "sans-dents", une expression que Valérie Trierweiler dit être de François Hollande quand il parle des pauvres.

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À la veille de la sortie du livre de Valérie Trierweiler, "Merci pour ce moment", une citation de François Hollande est déjà devenue culte : le président surnommerait les pauvres les "sans-dents". "Il s'est présenté comme l'homme qui n'aime pas les riches. En réalité, le président n'aime pas les pauvres. Lui, l'homme de gauche, dit en privé : 'les sans-dents' très fier de son trait d'humour", écrit l'ex-première dame dont le quotidien rappelle qu'elle était la fille d'un invalide et d'une caissière de patinoire qui ont eu cinq enfants et qu'elle a grandi dans une ZUP près d'Angers.

Cette expression de "sans-dents" a enflammé les réseaux sociaux. Plusieurs pages et groupes Facebook ont même été créés et la plus aimés a déjà 11 517 fans. Parmi les sujets les plus discutés sur tweeter, cette expression est en tête avec le mot clé : #SansDents.
Le site RTL raconte que des internautes se sont amusés avec des photos montages en enlevant à François Hollande ses dents.

Pour les éditorialistes des quotidiens en France, Valérie Trierweiler porte "le coup de grâce" au président de la République dans un ouvrage aux allures de "grand déballage" et de "règlement de comptes".

L'ancienne Première dame, qui "repousse jusqu'au malaise les frontières du mélange des genres entre vie publique et vie privée", "choisit son moment pour décocher l'attaque la plus perfide", écrit Cécile Cornudet dans Les Echos. "Alors que François Hollande voit une partie de ses troupes s'interroger sur la sincérité de son engagement à gauche, elle le décrit comme un homme qui n'aime pas les pauvres...On appelle ça un coup de grâce".

Mme Trierweiler "a livré un cadeau de rupture dévastateur", en décrivant M. Hollande comme "un être dénué d'affect (...) mais surtout un cynique s'asseyant carrément sur son électorat", renchérit Philippe Waucampt (Le Républicain lorrain). "Elle va lui coller à la peau cette phrase sur la famille +pas très jojo+ de sa compagne, ou celle sur les pauvres, +les sans-dents+..."

"Aujourd'hui, la femme trompée, humiliée, congédiée raconte. Cynisme et indifférence, boniment et condescendance : le président normal est mis à nu. Le spectacle est affligeant, l'obscénité à son comble", assure Yves Thréard (Le Figaro), avant d'asséner: "Vie privée, vie publique, le mensonge est partout sur l'Aventin élyséen".

"Parce qu'on déteste la vulgarité et la bassesse, on ne devrait pas parler du livre de Valérie Trierweiler. Néanmoins, on va le faire", avoue Jean-Marcel Bouguereau (La République des Pyrénées). "Parce qu'il dit l'époque. Parce qu'il dit l'homme qui nous gouverne. Et parce qu'il faut bien reconnaître que nous sommes voyeurs, ce qui dit tout autant l'époque. Une époque où les journaux people font des tirages faramineux et où la presse d'information se meurt...". Pourtant ajoute-t-il, "si l'affaire a des allures de comédie de boulevard, comme les tragédies, elle pourrait se clore par la mort (politique) de son principal personnage".

Avec "cet étalage impudique et consternant des divagations d'un couple qui n'en était pas vraiment un", souligne Jacques Camus, "c'est un ultime engagement de campagne qui s'effondre : celui de ne point exposer sa vie privée à la manière d'un Nicolas Sarkozy dont les épanchements familiaux font pourtant figure, rétrospectivement, d'aimable bluette à côté de l'actuel +Dallas élyséen+."

Mais "le plus grave" dans cette affaire, affirme Bruno Dive (Sud-Ouest) est que "l'ouvrage de Valérie Trierweiler porte atteinte à une fonction présidentielle déjà passablement dégradée". La journaliste de Paris-Match "croyait ne pointer que les faiblesses d'un homme. C'est l'image et l'aura de la fonction suprême qu'elle abîme."

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Les dernières contributions


03/09/2014 à 18h55

Je me demande si l'Hollande n'appelle pas les crève-la-faim français de la française Polynésie à qui le DROIT au RSA est refusé, des "Sans dents dedans mais dehors": "au sein de la république française c'est à dire "dedans" cette française république une et indivisible, mais "dehors du RSA" hohohohohohohoho rollstahiti@gmail.com

03/09/2014 à 18h40

Chacun/e analyse à son idée... et c'est son droit...
La vie est devenue triste pour faire voir une vraie autorité française "digne" de représenter l'image de la France pour le monde entier et pour tous/tes les "français/es"
Quelque soit son Gouvernement de droite ou de gauche.