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Joseph Kaiha et Teura Iriti veulent un statut des artisans

4 contributions

Publié le samedi 18 octobre 2008 à 08H36

ARTISANAT - 7e Salon des Australes à l’Assemblée Lors de l’inauguration du Salon des artisans des Australes hier matin dans le hall de l’Assemblée, le ministre de la Culture Joseph Kaiha, de concert avec la deuxième viceprésidente de l’Assemblée, Teura Iriti, ont insisté sur l’intérêt de mettre en place un statut des artisans. Il faut dire que les deux responsables politiques connaissent bien le sujet. Un sujet “immobile” depuis des années et que les deux élus comptent bien réactiver et boucler rapidement.

Teura Iriti connaît le cap de projet : “Premièrement, il s’agit de recenser les artisans. Ensuite, ce statut doit faciliter l’achat des matières premières à des prix compétitifs pour que les produits finis restent abordables. Par exemple, le pandanus qui est produit essentiellement à Rimatara est vendu trop cher à Papeete. Il part de Rimatara à 1 500 Fcfp le rouleau et se revend au marché de Papeete entre 2 500 et 3 000 Fcfp. Enfin, le statut doit aider les artisans à développer leur projet de constitution en entreprise”.

En attendant l’avis du CESC

expo300.jpgJoseph Kaiha et Teura Iriti peuvent aussi compter sur la bienveillance de la présidente du Conseil économique social et culturel (CESC), Raymonde Raoulx, qui se dit favorable à une auto-saisine sur le statut de l’artisanat, à l’instar d’un débat sur le projet de statut des pêcheurs.

Le statut des pêcheurs est lui aussi dans les cartons. “Le statut des artisans doit être étudié tout comme celui des pêcheurs. Les artisans pourraient avoir une meilleure couverture sociale grâce à un véritable statut. L’étude d’un projet d’autosaisine sur le statut des pêcheurs est en cours, sachant que le CESC a deux représentants de ce secteur d’activité. Nous avons aussi une représentante des artisans qui a déjà évoqué ce projet de statut.

Reste à faire adopter les projets d’auto-saisine en assemblée plénière, à raison des trois cinquième des membres présents en exercice”, argumente Raymonde Raoulx. Force est de constater que le prix de l’artisanat polynésien est un frein à son développement. Hier matin, les visiteurs étaient bien moins nombreux que les personnalités et les artisans dans le hall de l’assemblée. Quoi qu’il en soit, Teura Iriti ambitionne de voir l’artisanat occuper l’une des premières places des ressources économiques du fenua, à l’instar des places occupées par la perle et le tourisme.

En attendant, l’épouse du haut-commissaire Colrat s’est prêtée bien volontiers à un haka féminin. “Je ne connaissais le haka qu’à travers la coupe du monde de rugby l’année dernière à Paris (rires)”, témoignait-elle avant d’aller faire ses emplettes dans les stands.

F. Verprat

François Verprat
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Commentaires anonymes

21/10/2008 à 01h13

Trop facile à dire "Jean", mais crois-tu vraiment qu'à elle seule elle pourrait faire cesser tout ça? j'en doute!

Ce n'est pas pour rien que le CESC existe et que nous votons pour élire nos représentant. Si une seule personne pouvait prendre toutes les décisions et changer d'un claquement de doigts les choses, ce serait trop facile et trop beau!

Alors cessons de blâmer certains(es) personnes et arrêtons de mettre tous les hommes (femmes) politiques dans le même sac. ;)

Commentaires anonymes

20/10/2008 à 06h50

Les artisans payent-ils des cotisations sociales comme doivent le faire tous les commerçants ?

Commentaires anonymes

20/10/2008 à 06h21

Le problème comme souvent en Polynésie c'est le manque de concurrence qui fait que les revendeurs sont en positions de quasi monopole et le marché ne fait plus son travail, le prix est fixé par ses grossistes au détriment de tous.

Commentaires anonymes

18/10/2008 à 16h17

Puisque la 2eme vice présidente de l'assemblée connait ceux qui s'en mettent plein les poches entre Rimatara et Papeete , elle n'a qu'à faire cesser ça .
Dans tous les posts , on tourne autour de la même chose :
C'est cher .
Pourquoi ? Il y a des intertmédiaires qui se sucrent .
On les connait ? OUI
Pourquoi on laisse faire ?
Il mettent la pression sur les politiques ....