Connexion

Mot de passe oublié
CAISSE DE PRÉVOYANCE SOCIALE

Le déficit atteint 3,99 milliards de Fcfp

Publié le mercredi 03 septembre 2014 à 01H00

Exercice 2013 du Régime général des salariés

Les dépenses pour les retraites sont encore en augmentation : + 6 % pour la retraite tranche A  et + 8 % sur la retraite tranche B. C’est la conséquence d’une hausse du nombre de bénéficiaires  et de la pension moyenne.

Les dépenses pour les retraites sont encore en augmentation : + 6 % pour la retraite tranche A et + 8 % sur la retraite tranche B. C’est la conséquence d’une hausse du nombre de bénéficiaires et de la pension moyenne.

Le déficit du Régime général des salariés (RGS) de la CPS se creuse encore en 2013, avec un résultat net de -3,99 milliards de Fcfp. La situation est toutefois moins catastrophique qu’en 2012, où le déficit avait atteint 5,7 milliards de Fcfp. Ces comptes ont été approuvés en conseil des ministres et viennent d’être publiés au Journal officiel.

Dans le détail, on observe que la somme des cotisations des ressortissants du régime est en hausse de 5 % (72,286 milliards de Fcfp contre 68,931 milliards de Fcfp en 2012).

Cela reste donc insuffisant pour faire face aux prestations, aux pensions et aux rentes. Côté recettes, le Pays a contribué à hauteur de 2,053 milliards de Fcfp.

Une somme sensiblement équivalente à la contribution de 2012 (2,036 milliards de Fcfp). Apport à peu près similaire aussi des autres régimes, qui ont versé 1,392 milliard de Fcfp au titre des frais de gestion.

Le total perçu est en hausse de 5 % par rapport à 2012. Les dépenses, prestations, pensions et rentes sont aussi en augmentation : +3% sur un an.

L’arrêté permet, en outre, de connaître la santé financière de chacune des six branches regroupées au sein du régime des salariés.

 

Forte hausse des frais médicaux

Les dépenses liées aux prestations familiales sont en recul de 3 % en 2013 par rapport à 2012, en raison d’une baisse du nombre de bénéficiaires. Les frais de prestations de santé en assurance-maladie et accidents du travail (indemnités journalières et rentes) sont relativement stables, avec une variation limitée à 0,8 % sur un an.

On observe une forte hausse des frais médicaux (+10 %). Cela s’explique par “une hausse des volumes et coûts moyens”, peut-on lire dans l’arrêté.

Depuis mars dernier, la caisse de prévoyance sociale (CPS) ne prend plus en charge certains produits non médicamenteux, tels que prothèses, pansements et autres prothèses orthopédiques.

C’est donc certainement sur le prochain exercice que des économies seront réalisées sur ce poste.

En attendant, en 2013, les dépenses relatives aux frais d’appareillage et de prothèses ont augmenté de 9 %. Alors que les dépenses en pharmacie avaient grimpé de 9 % en 2012, elles reculent de 7 % en 2013, du fait, notamment, de la baisse du coefficient multiplicateur servant de base au calcul du prix de vente maximum.

Concernant les retraites, les dépenses sont encore en augmentation : + 6 % pour la retraite tranche A, et + 8% sur la retraite tranche B. C’est la conséquence d’une hausse du nombre de bénéficiaires et de la pension moyenne.

D’une manière générale, les finances de la CPS sont toujours aussi préoccupantes. Ainsi, la capacité d’autofinancement est négative, pour la cinquième année consécutive. De même, pour la sixième année consécutive, le niveau des réserves globales est en diminution : -9 % entre 2012 et 2013.

ÉL
Imprimer Recommander Wikio Facebook twitter digg