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Voici un V1 “révolutionnaire”

Publié le mercredi 16 septembre 2009 à 08H22

MOOREA - “TBM Composites” vient de terminer la construction de l’Ecolo'kat 34, mais déjà…

Le 27 février 2009, en page 37, La Dépêche évoquait la commande ferme d’un particulier pour un Ecolo'kat 34. Six mois plus tard, le chantier naval “TBM Composites” vient de terminer le premier catamaran fabriqué en Polynésie française avec une technique révolutionnaire du procédé de mise en forme : tissu de verre, mousse PVC, stratifié par infusion.

Les différentes pièces, dont chaque coque, du bateau ont nécessité la construction d'un moule permettant de faire le vide. Une fois celui-ci mis en place la résine est injectée par la force créée par le manque de matière, en quelques minutes, évitant ainsi tout contact avec ces matériaux pour les ouvriers et ne polluant pas l'atmosphère, avec les rejets de styrène. L’Ecolo'kat 34 est un catamaran de 10 m de long par 6,20 m de large. Le poids de la coque réalisée par “TBM Composites” est de 1,060 tonne, soitmoitiémoins que pour un procédé classique, et avec une résistance accrue. Le choix d'Emmanuel Moinier, patron du chantier naval, d'investir dans cette technique porte ses fruits. Après ce gros chantier il a déjà des commandes pour la réalisation d'un poti marara de 25 pieds de long et pour la construction de l'annexe du catamaran de Laurent Bourgnon. Mais une autre application risque d'avoir des retombées économiques très prometteuses. La fin du chantier du catamaran va permettre à EmmanuelMoinier, responsable de “TBM Composites” de finaliser son prototype de va'a V1 fabriqué avec lemême procédé que le bateau.

20% moins cher

Avec la technique de sandwich de mousse PVC entre deux couches de tissu de verre et résine Epoxy, stratifié sous vide par infusion, il devrait obtenir une pirogue de huit à neuf kilos, extrêmement rigide et solide à la fois, et de plus insubmersible grâce à lamousse PVC,même remplie d'eau. L'épaisseur de résine et fibre de verre plus importante que sur une pirogue classique, donnera plus de facilité pour réparer soimême son va'a. Le prototype doit d'abord être essayé par des rameurs pour apporter les dernières retouches avant commercialisation. Ce nouveau va'a devrait être finalisé d'ici environ un mois et ensuite mis à disposition du public pour essais dans des points de vente sur Papeete. La production ne pourra certainement atteindre celle des pirogues classiques, mais Emmanuel Moinier fait le choix de la qualité plutôt que de la quantité et pour un coût moindre d'environ 20%.

Pascal Alain

Pascal Alain
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