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Moorea

Les fraises de Tamara s’épanouissent à Temae

Publié le mercredi 10 septembre 2014 à 01H00

Après le raisin et le palmier dattier

On connaissait les fraisiers de Rurutu mais beaucoup moins ceux du motu de Temae. Pourtant ils existent bien et sont actuellement en production, dans leur petit jardin suspendu, situé à moins de 50 m du lagon.

Tamara est à l’origine de cette intéressante initiative. Propriétaire de la maison d’hôtes Anapa Beach, elle offre à sa clientèle un jardin méditerranéen avec entre autres du raisin, des tournesols, un palmier dattier et beaucoup d’autres petits trésors.

Ces fraisiers sont issus d’un plant acheté en bord de route à Vaiare, à un particulier. Aujourd’hui Tamara possède 50 pieds qui fleurissent les uns après les autres, après deux années d’adaptation.

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Tamara a choisi le procédé hors-sol pour cultiver ses fraisiers dont les pieds seraient originaires de Rurutu et transférés  à Moorea, où elle les a achetés il y a plus de deux ans.

Tamara a choisi le procédé hors-sol pour cultiver ses fraisiers dont les pieds seraient originaires de Rurutu et transférés à Moorea, où elle les a achetés il y a plus de deux ans.

Il y a environ cinq ans, Tamara nous avait présenté sa vigne, alors constituée d’un plant acheté à Paopao. Le pied était en feuille mais d’une vitalité douteuse. Soigneusement replanté dans du sable, à l’abri du vent mais en plein soleil, il a pris racine dans ce nouvel environnement de Temae. Le temps qu’il prenne de la hauteur, et trouve ses aises, il s’est mis à produire. Cinquante kilos d’un raisin rouge, juteux et sucré de la famille des Chasselas duquel Tamara a pu tirer quelques litres d’un jus qui ne demandait qu’à vieillir pour devenir un modeste vin de table. Mais là n’était pas de but de cette petite vigne.

Aujourd’hui, ce sont les fraises qui monopolisent toute l’attention de cette agricultrice amateur, connue pour avoir la main verte. À partir d’un noyau de datte, elle vous présente dix ans après, un magnifique palmier dattier tel qu’on les trouve au Maroc. Pour les fraises c’est pareil : partie d’un ou de deux plants, Tamara possède deux ans plus tard, une cinquantaine de pieds en pleine production. Les fruits sont de taille moyenne à grosse, d’un rouge vif, juteux et très parfumés. “J’ai mis deux ans pour arriver au stade de production. C’est en fouillant sur internet que j’ai trouvé la bonne méthode pour que la plante souffre légèrement afin qu’elle arrive en production, loin des attaques des insectes ,de façon à ce que les fruits ne tombent pas sur le sol ce qui les ferait pourrir.”

Du fraisier à l’assiette

Son secret : la culture hors-sol. À l’aide de bois de récupération, Tamara confectionne des boîtes d’environ un mètre de long sur dix centimètres de large. Elle les remplit de terreau et les superpose laissant entre chaque boîte, suffisamment d’espace pour que le plant reçoive la lumière et grandisse. “Il leur faut du soleil et de l’eau. À raison de deux arrosages par jour.”

Le premier fruit a fait son apparition la semaine dernière. Depuis, les pieds produisent les uns après les autres. On ne parle pas de production industrielle, loin de là, mais de la possibilité d’avoir pour son dessert, des fraises bien rouges et sucrées, issues de son terroir. Cela change un peu des bananes ou des agrumes

Voilà des fruits produits sur place, à quelques mètres du lagon dans un environnement connu pour ressembler à celui de Tuamotu. Et puis, c’est “local” : que demander de plus ?

De notre correspondantJeannot Rey
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