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MOOREA

Le plan général d’aménagement en détail

Publié le lundi 08 septembre 2014 à 01H00

Tournée de présentation par l’architecte urbaniste du Pays

Dans le cadre d’une campagne d’information, sollicitée par les élus de Moorea-Maiao, Éric Poinsignon, architecte urbaniste du Pays, spécialiste du Plan général d’aménagement (PGA) de Moorea-Maiao, a rencontré les résidents de Paopao.

La réunion s’est tenue samedi matin à la mairie annexe, en présence du maire délégué, Nenette Ata, de l’adjoint au maire chargée de l’Environnement, Hinano Ienfa, et des élus.

Il a été question de la version 2013 du PGA avec des emprises routières qui prévoient un important désenclavement des habitants des fonds de vallée.

Après Papetoai, c’est à Paopao que s’est tenue la seconde réunion d’information sur les emprises routières prévues  par le Plan général d’aménagement (PGA) version 2013.

Après Papetoai, c’est à Paopao que s’est tenue la seconde réunion d’information sur les emprises routières prévues par le Plan général d’aménagement (PGA) version 2013.

Après Papetoai, en début de semaine, à la demande des élus de Paopao, une réunion s’est tenue dans cette commune associée de l’île, avant Afareaitu, Teavaro et Haapiti qui devraient également être informées. Il ne s’agit pas pour l’architecte urbaniste du Pays Éric Poinsignon, de présenter de nouveaux projets en cours de réflexion, mais d’exposer l’existant, répertorié dans la dernière version du PGA applicable depuis un an. “Le but de ces rencontres est de montrer aux riverains ce qui existe et expliquer ce qui pourrait être mis en œuvre”, souligne-t-il. Ainsi, les nombreux projets de réseaux routiers destinés à être réalisés à plus ou moins long terme, d’après les emprises délimitées dans les plans du PGA, ont été passés en revue L’intérêt aujourd’hui pour les propriétaires fonciers est de s’informer sur ces emprises, surtout quand elles traversent leurs terres, afin qu’ils puissent prendre des dispositions en cas de dépôt de permis de construire par exemple. Ces emprises ne sont, pour l’instant, pas modifiables, sauf demande du conseil municipal. Dans ce cas, ces modifications pourront être enregistrées lors de la prochaine révision du PGA, prévue en 2016.

 

Un important réseau routier à construire

Dans tous les cas, un terrain d’entente entre les propriétaires et la commune devra être trouvé, lors des enquêtes parcellaires, afin de préparer le terrain pour la réalisation de ces projets. Ceux-ci couvrent l’ensemble des grandes vallées habitées de l’île. Des réseaux existent pour l’instant sur les cartes du PGA. Ils ont été tracés en prévision d’un désenclavement de certains quartiers, avec installation de routes communales en remplacement des chemins privés. Il s’agit d’un très important réseau routier supplémentaire en kilomètres linéaires. Les emprises, (12 m de large) sont définies, il reste maintenant à la commune à entamer les démarches pour acquérir auprès des particuliers, le foncier nécessaire à leur réalisation. Quand elle ne devra pas passer par l’expropriation, ce qui sera par exemple, le cas pour les terres dans l’indivision.

Il est bon de rappeler que selon les dernières dispositions du code général des collectivités territoriales (CGCT), la commune ne peut en aucun cas intervenir sur l’entretien de réseaux privés, comme les pénétrantes et servitudes, pourtant destinées à l’usage domestique.

La marche est encore longue, Cela pourrait durer jusqu'à 10, voire 15 ans. D’où cette volonté communale d’engager les discussions sans tarder. Ces réunions d’informations sont tenues de façon à ce que la population soit bien mise au courant. Elle est d’autre part, conviée à rencontrer, en cas de demandes d’informations supplémentaires, les responsables de la cellule de l’Environnement, qui tiennent à la disposition du public toutes les cartes d’aménagement du territoire communal pour le PGA version 2013.

 

PAROLE À
Éric Poinsignon architecte urbaniste

“Tout le monde connaît les problèmes de servitudes privées. L’on constate de nombreux problèmes pour leur entretien, mais aussi pour les droits d’accès. Avec des routes communales, il n’y aura plus de litige de droits de passage. Quant à l’entretien, c’est la commune qui en aura obligatoirement la charge, ce qu’elle ne peut pas faire légalement sur des portions de route privée. Ce serait aussi, comme c’est le cas pour Maharepa, avec la création de la route par l’arrière, un moyen de sécuriser les liaisons entre quartiers, sans avoir à passer par la route de ceinture, et un gros avantage pour arriver au centre commercial. Cette route réduira la circulation sur la route de ceinture et on améliorera la circulation dans le quartier.”

L’éternel projet de la route de Temae

Parmi les nombreux projets inscrits dans le PGA, la route du motu de Temae. Le PGA prévoit deux accès, le premier par la route du golf qui deviendrait de fait, une route communale. Si cet accès reste aujourd’hui privé, donc fermé au public, c’est que, ni la commune, ni le Pays, n’a engagé avec le propriétaire le transfert foncier de cette route à la commune. Un second accès vers le quartier de la plage publique se fera par l’actuelle route d’accès aux logements de l’aviation civile, qui part de la route de ceinture (station Total). Cette servitude longerait ensuite la piste vers l’Est dans les limites légales, pour aboutir du côté de l’actuel parking public de la plage. Pour l’instant le public utilise le chemin qui traverse la propriété Enany, jusqu’à ce que l’aviation civile en interdise l’utilisation pour raison de sécurité, par exemple au cas où il serait décidé de rallonger la piste. Il faut savoir que pour l’instant, c’est la commune qui entretient cette servitude privée à coups de millions par an, alors que le code général des collectivités territoriales le lui interdit.

De notre correspondantJeannot Rey
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