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L’usine de jus de fruit pourrait être délocalisée à Tahiti

10 contributions

Publié le dimanche 10 mai 2009 à 16H03

MOOREA – La production d’ananas insuffisante pour le développement de l’activité

Le problème n’est pas nouveau, mais il s’aggrave, c’est ce que le ministre de l’économie rurale en charge de l’agriculture, Frédéric Riveta a pu constater, jeudi, en se rendant dans l’exploitation de Moorea. La production d’ananas est insuffisante pour satisfaire les besoins de l’usine JFM. Conscients du problème, les agriculteurs de la COPAM (coopérative des producteurs agricoles de Moorea) ont demandé davantage de terres pour développer leur production, d’où une visite à Opunohu dans le cadre d’une extension du lotissement agricole.

> En 3 points

  • Frédéric Riveta, ministre de l’économie rurale en charge de l’agriculture était à Moorea jeudi pour deux rencontres importantes avec la direction de l’usine Jus de Fruits de Moorea et celle du lycée agricole d’Opunohu.
  • Il y a quelques mois, le précédent ministre de l’agriculture avait été alerté du problème majeur qui touche l’usine de jus de fruits à savoir une matière première insuffisante de la part des producteurs d’ananas et qui met un sérieux frein dans la poursuite du programme de développement de lla société.
  • Le coût du fret, la hausse du prix de l’énergie et cette question de production inquiètent la direction qui envisage si l’usine continue de perdre de l’argent sa délocalisation vers la presqu’île.

Si cette situation persiste et que les producteurs locaux n’obtiennent de nouvelles terres pour élever leur production, la direction de l’usine JFM représentée par son directeur général Jean- Michel Monot n’exclut pas une délocalisation de son entreprise, gros fournisseur d’emplois vers la presqu’île de Tahiti. Une solution qui éliminera un autre gros problème, celui du fret bateau entre Tahiti et Moorea qui a connu ces derniers temps une envolée des prix. « Nous arrivons au bout du chemin », confie Jean-MichelMonot. « Nous avons investi des sommes très importantes sur l’île de Moorea (800 millions FCFP) nous avons mis en place une usine propre, aux normes, nous avons développé de nouveaux produits, nous avons prouvé que nous pouvons créer des emplois (doublement des effectifs), malheureusement les charges sont allées plus vite que le chiffre d’affaire. Nous avons un problème d’éloignement, et depuis ces trois dernières années, nous avons vu une libération d’une partie des gammes de jus de fruits sortis de la liste des PGC. D’autre part, le changement de direction d’une société de transport de fret s’est traduit du jour au lendemain, par une augmentation des charges du fret de 77%. La cerise sur le gâteau, alors que nous avons investi dans une usine aux normes, on s’est pris une augmentation du prix de l’énergie de plus de 28% »

« Si nous continuons à perdre de l’argent l’année prochaine, nous allons devoir délocaliser en installant une usine à la Punaruu et planter nos ananas sur Taravao. » confie le directeur.

Avec cette accumulation de contraintes Jean-Michel Monot ne mâche plus ses mots : « L’usine a de mauvais résultats, son avenir sur Moorea est aujourd’hui remis en question. Si nous continuons à perdre de l’argent l’année prochaine, nous allons devoir délocaliser en installant une usine à la Punaruu et planter nos ananas sur Taravao. » Concernant le projet d’exportation de jus vers l’étranger : « La COPAM ne parvient toujours pas à s’organiser en véritable coopérative. Dès qu’un adhérent a une demande ou une opportunité auprès des magasins ou hôtels, il vend directement. Les objectifs ne sont pas atteints et le tonnage en fruits est insuffisant. » Pour Fréderic Riveta : une solution peut être trouvée auprès de notre ministre de l’Economie et cela passe par une augmentation de la TDL « pour mieux protéger la production locale ». « Mais le gros souci pour JFM c’est son projet d’exportation de jus de fruits vers l’extérieur notamment vers le Canada, le Japon et éventuellement lamétropole. Hors cela veut dire plus de fruits donc plus de terre à cultiver et des professionnels pour respecter les cahiers des charges demandés pour l’exportation. JFM et ses professionnels pourraient canaliser cette production qui passerait en premier lieux par des parcelles de terre destinées à des fruits de démonstration ».

A propos de fret bateau, leministre annonce qu’il travaillera avec le conseil de gouvernement : « Je m’attèlerai à ce problème pour obtenir une baisse de ces charges. Si nous voulons développer l’emploi durable dans notre Pays (qui passe par la création d’entreprise dans les îles) il faudra que le Pays soutienne ces mesures. La crise nous démontre la fragilité de notre économie, le secteur primaire doit être sérieusement pris en compte pour redorer le blason de notre économie. » Après l’usine JFM, le ministre Riveta s’est rendu au lycée agricole d’Opunohu. Il a notamment été question de production d’ananas sur billon filmé et du projet de porcherie. « Nous avons acté 150 millions FCFP pour la construction de la porcherie de Opunohu que l’on espère mettre en oeuvre avant la fin de l’année. Il revient aujourd’hui au ministère de l’Equipement d’étudier ce grand projet que je veux être aux normes européennes voire une vitrine de porcherie reproducteur (suivant la méthode de l’insémination artificielle), ce sera un bon outil pour fournir à l’ensemble de la Polynésie française des animaux producteurs de grande qualité. L’exemple de la grippe A qui sévit actuellement dans le monde ne peut que favoriser un tel projetm ettant à l’abri les consommateurs du Pays. »

La parole à… J-M Monot DG de JMF

Nous voulons tirer la sonnette d’alarme aux politiques. Ce n’est pas du chantage, c’est la réalité. Depuis huit ans, aucun dividende n’a été distribué à nos actionnaires. C’est la prouve que nos actionnaire ont foi dans cette usine, malheureusement on nous mets des batons dans les roues et- cela décourage tout le monde. J’espère que le ministre a bien compris notyre message

 

Correspondance Sylvie Rey

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Commentaires anonymes

17/05/2009 à 11h44

quand est-ce comprendrons nous que nous avons les élus que nous méritons , choisit méticuleusement par nous ,
parlons agriculture , un directeur du SDR disait à l'époque , le SDR c'est un monstre avec un corps énorme obèse nous dirons et une toute petite tête , qu'est ce QUE TU peux faire avec ,
tu ne peux pas le faire bouger si tu bouges tu as les syndicats sur le dos , ils sont tous planqués au SDR,
des ministres sont passés un a retenu son attention , c'est le ministre pasteur à l'époque , qui a fait venir des brebis pour les emmener à makatea , tikehau , imaginez sous le soleil de plomb des tuamotu des moutons de nouvelle zelande ,
aucune n'a survécue,
il voulait faire de makatea le grenier de la polynésie des camions bulldozer ont été achetés , ils ont pourris à makatea , d'autres engins ont disparu , rien ne pouvait l'arrêter,
il avait à sa disposition à son domicile 5 agents du SDR qui faisait son ahimaa tous les jours et il arrivait pour l'ouverture du ahimaa accompagné par les guitaristes chanteurs agents du SDR sans que personne ne pipe mot au sein de ce service au vu et au su de toute la hiérarchie du SDR et de ces agents syndicalistes très silencieux à cette époque là, ils se reconnaîtront , ils exercent toujours dans les syndicats,
l'abattoir de papara à l'époque se faisait , les camions de carreaux prenaient eux le chemin de vetea ,personne ne disait rien ,
gaston flosse en donnant à la société noni de mataiea la location de cinq hectares de terres domaniale a coulé la société Teva qui avait eu son usine de jus de pamplemousse subventionné et un certain C T avait déversé au sein de l'assemblée territoriale des pamplemousses , cet usine subventionné pourrit à l'heure actuelle à afaahiti, les actionnaires de cet coopérative attendent toujours la réunion du conseil d'administration , coopérative qui est ce jour inactif ,
on en aurait à dire avec tous les ministres incompétents qu'on a eu ,
les dirigeants de ce pays n'ont jamais pris en considération l'agriculture c'était le moindre de leurs soucis çà ne rapportait pas ,
les caisses du territoire ne se remplissait pas avec les agriculteurs ,
Le SDR coûte aux contribuables 1.900.000.000 fcp par an ,à ne rien faire,
le territoire et ses élus dopés au biberon nucléaire n'ont pas de politique de développement agricole , l'on ne peut pas s'attendre à un miracle de ces ostrogohts,
le pays ne peut se relever que par le courage de son peuple à vouloir se développer ou non ,
le ministre dont il est fait mention plus haut a pris sa carte chez Bruno Sandras , il sera encore demain ministre de l'agriculture ou de la culture
il nous faut dissoudre le SDR , mettre les employés à la retraite et laisser la chambre d'agriculture et les professionels faire de l'agriculture ,
mais à nos agriculteurs l'utilisation à outrance des pesticides font peur à la population , tant qu'il n'y aura pas de contrôle de l'utilisation des pesticides dans l'agriculture l'on vous montreras du doigt ,

onohitaitai

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12/05/2009 à 07h23

Nos politiques ont-ils la formation et les capacités intellectuelles pour appréhender les problèmes économiques souvent imbriqués (ATN, perliculture, tourisme, agriculture) et trouver des solutions sur le moyen et long terme ?

Sont-ils compétents pour diriger la polynésie et la sortir de la crise ou devrions nous faire appel à des professionnels (intègres) ?

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11/05/2009 à 16h27

surculture d'ananas = pollution de nos lagons,de nos terres et des jus: pesticides,engrais etc....mono culture= danger le jour où le seul acheteur s'en va.... à quand une réflexion à grande échelle sur l'avenir de nos iles? Avant de multiplier les exploitations polluantes commançons par rationaliser les exploitations existantes...

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11/05/2009 à 12h21

les producteurs d'ananas eux...s'ils étaient un peu forcés de faire du "bio" çà nous permettrait de meler harmonieusemnt l'industrie du jus et la production de TOUS les fruits...parce que les pesticides insecticides et engrais ils arrivent où à votre avis grace à JFM ???? Quand on voit détruire toute cette végétation de façon anarchique pour des ananas et ensuite dire "je m'en vais parce que...." y'a des promoteurs qui vont se régaler!!!! les constructions vot fleurir à flancs de montagne........

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11/05/2009 à 11h05

Pendant ce temps là, à Taravao, une usine de jus construite aux frais du contribuable est abandonnée depuis des années, en attendant sa démolition couteuse, aux frais du contribuable bien sur.

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11/05/2009 à 10h27

le problème n'est pas d'abord de proposer + de terres aux planteurs mais qu'ils respectent des techniques adaptées pour ne pas appauvrir les sols comme actuellement et utiliser des tonnes et des tonnes de pesticides!!!
La culture sur film biodégradable testée par le lycée agricole est bien plus rentable et respectueuse de l'environnement mais les planteurs sont FIU!!!
Encore une fois le boulot du SDR avec ses centaines d'agents qui ne servent à rien!!!!Pour la porcherie d'Opunohu, le SDR était contre puisqu'il perdait des budgets au proffit du lycée!!! Un comble pour un service sensé devellopper l'agriculture!

11/05/2009 à 07h09

Je ne me rappelle plus quand nous avons discuté avec Jean-Michel des problèmes d'approvisionnement de nos entreprises Agro-Alimentaires. Si le Ministère de l'Agriculture n'était pas le PARENT PAUVRE des gouvernants, le Territoire ne serait pas dans des difficultés Economiques que nous connaissons actuellement. Les Gouvernants que ce soit Flosse, Temaru, Tong Sang et Re Temaru n'ont jamais cru en notre Industrie Agro-Alimentaire. Voyez les Jus de Fruits de Moorea combien de familles vivent directement et, combien vivent indirectement : des centaines. Il n'y a pas que des Ananas il y a tous les autres fruits locaux aussi qui manquent. Il y a 3/4 ans lorsque le P. D. G. Jean-Pierre Fourcade est allé à Raiatea pour visiter et rencontrer les agriculteurs de Raiatea qui se plaignaient qu'ils n'arrivaient pas à vendre leurs fruits. Jean-Pierre leur a dit '' Si vous pouvez fournir des mangues j'ai besoin de 850 tonnes de mangues par an et il avait vu avec le Service du Développement Rural pour céder des terres Domaniales à Faaroa, il y a 1800 hectares. Jean-Pierre attend toujours une mangue. Personnellement si j'étais sùr de la production de Fruits je pousserai mes produits pour l'Export. J'ai des exportations ponctuelles sur la Métropole et je redis et j'insiste que l'Agriculture serait une source de travail et d'emplois. Malheureusement le CEA/CEP a rendu le Tahitien fainéant et il est devenu abruti par la TV, voyez le sondage qu'à fait Tikimag il ya quelques jours 57.7% de famille regarde les télénovelas insipides mais les jeux et reportages 0.7% seulement quelle honte. Oui si l'Agriculture, Arboriculture et l'Horticulture étaient bien en route il y aurait pas loin de 20.000 emplois direcvts et indirects. J'ai un projet qui donnerai du travail aux planteurs de cultures vivrières, je ne sais pas quand je pourrai mettre en route ce projet peut-être dans une prochaine vie. Celui qui avait une oreille attentive a été Guy Lejeune lorsqu'il était Ministre de l'Economie. Malheureusement il a été aussi éjecté En Riveta je ne crois pas en lui '' grande gueule et mégalo sur les bords et mes poches d'abord'' je lui ai promis que s'il venait à Paea chez moi je lui ferai manger des brochettes de Mouches pisseuses.
Jean-Michel Monot a investit pratiquemeent 1 Milliards de frs cp, il dit 800 millions mais pour JFM mais il a aussi fait des panneaux solaires pour payer moins de Mazout voilà les chiffres ils sont énormes lorsqu'on veut investir dans l'Agro-alimentaire.
salut à tous.

Commentaires anonymes

10/05/2009 à 22h59

On peu s'affranchir des réalités économiques pendant un certain temps mais vient inévitablement le jour ou elles deviennent incontournables et cela fait très mal... Comme pour la perle et bien d'autres secteurs, l'individualisme, le profit immédiat, la réglementation (ou son manque), la tricherie, les passes droits et bien d'autres raisons font qu'il est difficile en Polynésie d'avoir un véritable projet économique viable et durable.

Commentaires anonymes

10/05/2009 à 19h19

Il faut que le pays mette à disposition toutes les terres du Domaine Opunohu pour l'exploitation d'ananas.
Et il faut aider cette entreprise quitte à passer par des subventions d'aide à la production.

...8)

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10/05/2009 à 17h59

Comme toujours, la solution c'est d'augmenter la TDL pour mieux protéger les positions dominantes de nos industriels et producteurs...Libérez la concurrence et à bas la TDL.