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CULTURE - “Tifai’ofa’i, les tifaifai de pierre” à la galerie Winkler

Jean-Paul Forest, artiste de land art métaphysique et spirituel

4 contributions

Publié le mercredi 10 septembre 2014 à 01H00

Jean-Paul Forest expose en ce moment à la galerie Winkler ses pierres “cousues” autour de la thématique du tifaifai.

Son œuvre, aujourd’hui étudiée à la Sorbonne, est également fort appréciée en Belgique.

Il est passé maître dans le land art, la création artistique en milieu naturel.

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Jean-Paul Forest s’envole en octobre pour Paris, afin de parler de son travail à la Sorbonne. L’université a décidé d’inscrire  un cours en Master 2 d’Arts plastiques.

Jean-Paul Forest s’envole en octobre pour Paris, afin de parler de son travail à la Sorbonne. L’université a décidé d’inscrire un cours en Master 2 d’Arts plastiques.

Zen. Tout comme ses sculptures, Jean-Paul Forest dégage un sentiment de sérénité, de bien-être et de bien-fait, corporel et matériel. Il expose en ce moment à la galerie Winkler, une vingtaine de nouvelles œuvres, réunies sous la bannière “Tifai’ofa’i, les tifaifai de pierre”. Après la “femme-lézard”, récente exposition à l’université, il présente ce projet, sans bois cette fois, mais toujours avec la pierre (exclusivement de Papenoo), avant de s’envoler parler de son travail à la Sorbonne et d’exposer 10 ans de travaux en Belgique, tout en exerçant son métier de “sculpteur de corps” (il est un professionnel de santé).

Sculpteur (de pierres) discret, il l’est également dans sa vie professionnelle, même si les deux activités sont intimement liées. “J’ai beaucoup plus de libertés avec les pierres, il peut y avoir des échecs”, apprécie Jean-Paul Forest. “C’est cet intérêt par rapport au sens que la matière peut avoir, par rapport aux formes qu’elle peut prendre, son évolution, qui m’ont fait passer des corps à la sculpture”.

“Je ne me sens pas forcément artiste à la base, j’ai besoin d’un certain rapport avec la matière, je le fais par curiosité personnelle” avoue ce plasticien, entre deux séances de “mieux-être” à son cabinet. “Que cela soit défini comme art, c’est quelque chose qui est social, c’est aux autres de le dire, ce n’est pas à moi. J’espère qu’à chaque fois que je peux faire un truc bien, il y a d’autres idées derrière”, souhaite l’artiste.

 

Il ne l’explique pas, il fait

C’est un langage plastique, je ne peux pas l’expliquer avec les mots.

Sa patte est sa couture. Mais “coudre” des rochers, parfois de plusieurs tonnes, n’est pas à la portée du premier venu.

Mais il ne l’explique pas, il fait. “On arrive à coudre la pierre parce que l’on cherche, et on cherche parce qu’on en a envie”, confie Jean-Paul Forest, qui part en octobre parler de son travail à la Sorbonne, à Paris, laquelle a décidé d’inscrire un cours sur l’œuvre de l’artiste polynésien pour les Master II en Arts plastiques. “On sent que c’est un geste qui va vraiment correspondre à quelque chose, à la fois avec la matière que tu as choisie et avec ce que tu as envie de dire. C’est un langage plastique, je ne peux pas l’expliquer avec les mots. La couture, on l’a comprise. La technique se cherche, se crée”, lâche l’artiste métaphysique.

Artiste ou non, polynésien ou pas ? “Je ne fais pas vraiment attention à cela, l’essentiel de mes influences sont polynésiennes”, réfléchit à haute voix, Jean-Paul Forest. “Je vis ici, je fréquente des gens d’ici, depuis 35 ans exclusivement. Je travaille uniquement dans un lieu, la vallée de la Papenoo et non ailleurs. Cette influence polynésienne se ressent et les choses qui m’intéressent sont ici. En même temps, j’ai une culture occidentale et mon rapport à la matière ne me donne pas envie de faire des tiki, de faire des formes. Mon rapport est plus conceptuel. Mes sources d’intérêt sont ici, mais mon fond culturel est relativement occidental”, nuance le sculpteur.

Hormis le fait que Jean-Paul Forest n’utilise que des pierres de la vallée de la Papenoo pour ces expositions “intérieures”, il les sculpte également in situ, parfois “durant des années”.

 

“…l'empreinte que l’humanité laisse…”

“Mes œuvres ont les voit, mais pas toutes”, précise Jean-Paul Forest. “Ce qui est important, c'est de savoir que l'œuvre existe dans la nature, c’est tout. Certaines ne seront jamais vues car très souvent elles disparaissent, en très peu de temps, même parfois avant que je les finisse. Parfois la rivière emporte la pierre, parfois ce sont les bulldozers”, regrette-t-il, mais c’est ce qui le motive. “Ce qui m’intéresse c’est l'empreinte que l’humanité laisse sur des matériaux, transportables comme des cailloux dans une galerie ou bien sur notre environnement, notre planète” précise cet artiste de land art. “Mais c’est si vaste qu’on pourrait redéfinir le mot”, rajoute-t-il.

“Traces de l’humanité” certes, mais Dieu dans tout cela ? “Nous n’avons pas d’explication sur l’existence du monde”, assure l’artiste. “Toutes nos théories s’adressent à la matière, à condition de savoir qu’il y a 95 % de matière noire dont on ne se sait rien. Quand on a donc un modèle qui n’explique que 5 % du monde, autant dire qu’on n’a rien compris. À l’heure actuelle, avec nos connaissances, on ne peut pas avoir une théorie à laquelle on croit vraiment, on se fait des modèles sur lesquels on se base pour communiquer et vire ensemble, mais ce ne sont que des modèles. L’existence ou non de Dieu est une question que se posent certaines personnes, je ne me pose pas la question. Je ne sens pas une existence extérieure à l’univers et qui soit une forme d’intelligence. Dieu ne m’effleure pas”, reconnaît Jean-Paul Forest. Mais ses sculptures, elles, font plus que de nous toucher.

 

 

Christophe Cozetteccozette@ladepeche.pf
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01/11/2014 à 09h54

Mme DUPAROGO Pascaline , voila une femme formidable, sérieuse et honnête , plusieurs personnes qui parlent que de elle. J'ai

aussi fait l'expérience avec elle après avoir été arnaqué plusieurs par des faux prêteurs. Au début j'étais un peu méfiante mais

après les différentes procédures sécurisées pour nous deux j'ai fini par avoir le prêt demandé sur mon compte 72 heures.

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duparogopascaline@gmail.com

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