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Tubuai dans la sécheresse

2 contributions

Publié le vendredi 07 novembre 2008 à 09H00

Rivières à sec et coupures d’eau Depuis plusieurs semaines, la sécheresse règne à Tubuai et ce ne sont pas les rares averses qui y mettent un terme. De mémoire des natifs de l’île, certaines rivières, comme la Vaiopu qui coule à Mataura, n’ont que très rarement été à sec, et cela fait bien 50 ans qu’elles ne le sont pas restées aussi longtemps. Les conséquences sont multiples. La faune tout d’abord, les anguilles ne trouvent plus assez d’eau pour survivre. Les quelques trous d’eau croupie qui subsistent sont appauvris en oxygène et en nourriture, d’où la disparition des poissons, chevrettes et autres crustacés d’eau douce.

La flore n’est guère en meilleur état, ce qui a favorisé l’incendie de la semaine dernière. Mais depuis mardi, les effets de cette sécheresse se font sentir dans chaque foyer, avec les coupures d’eau programmées tous les jours de 20 heures à 4 heures. Une mesure qui doit permettre aux stations de pompage de ramener le niveau d’eau dans les bassins communaux à une hauteur suffisante pour alimenter chaque foyer. Sans cette mesure, seules les habitations situées au plus bas du réseau recevraient le précieux liquide. Seules des pluies conséquentes et régulières mettront un terme à la sécheresse et aux mesures de restriction qui l’accompagnent.

En effet, sur Mataura, sans l’appoint de l’eau de captage en rivière, qui est filtrée et traitée pour la distribution, l’approvisionnement en eau de forage ne suffit pas. Dans l’état actuel, une panne électrique, la défectuosité d’une des pompes ou le colmatage d’un des puits entraîneraient d’autres restrictions qui rappelleraient aux plus anciens de la population, une époque que l’on croyait révolue.

De notre correspondant Philippe Paccou

Parole à

Raymonde Bonnet directrice du groupe scolaire Teina

“Nous habitons près de la rivière et ne plus entendre le bruit de l’eau sur les pierres est stressant. Je ne l’ai jamais vue à sec. Les anguilles, que je nourris depuis ma tendre enfance, croupissent dans les trous d’eau qui, petit à petit, s’assèchent. Nous avons déplacé celles qui s’y sont trouvées piégées, en espérant qu’elles survivent dans des trous d’eau plus importants. Mais elles y sont aujourd’hui tellement nombreuses qu’aucune ne survivra, s’il ne pleut pas très vite.”

Philippe Paccou
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Commentaires anonymes

07/11/2008 à 15h17

c'est la fin des haricots(heu du paka)hahhahahahahah...........!

Commentaires anonymes

07/11/2008 à 12h54

Comment les pakaloloeurs ont fait pour cultiver alors? Bizarre, peut être que c'est eux qui ont rafler l'eau?;D;D;D
Je vous dis: faites des réserves d'eau et autres, car la fin du monde est proche!!!